Humains en chemins 2023-24

« Comment faire pour mettre en place des changements culturels ??? »

C’est la grande question à l’origine de notre recherche action.

Parmi les expérimentations, il y a ce cycle d’ateliers : Humains en chemins. L’objectif est d’innover, de chercher ensemble, d’échanger, de vivre des choses dans nos corps, de mettre des mots dessus, à l’oral et à l’écrit, d’aller nous nourrir auprès d’autres qui se sont déjà penchés sur ces sujets, etc. On va cheminer ensemble, profiter de ces temps d’arrêt pour observer nos croyances, nos fonctionnements, nos transformations. Et cela, avec toujours en tête « Vers quels types de sociétés avons-nous envie d’aller ? Quelle place pour la diversité et le « hors-norme » ? « 

Chaque atelier se fera en 4 parties : un cercle de parole, un moment d’écriture (ou dessins pour celleux qui préfèrent), un moment dans le corps et un moment descendant-inspirant. Comme on ne veut pas donner la priorité à l’un ou à l’autre, on va tirer au sort l’ordre dans lequel ils auront lieu 😉

Cette activité se trouve dans la rubrique « Enraciner l’estime de soi » et pas dans celle « Faire vivre nos utopies » car elle choisit l’approche individuelle, au sens de la transition intérieure : comment je me mets personnellement en mouvement pour me sentir bien dans les nouveaux projets collectifs et aussi être au service du bien commun. On n’est pas dans une approche de développement personnel qui fait peser la charge de la responsabilité sur les individus isolés. Il y a toujours des allers-retours entre les individus et les groupes auxquels ils appartiennent, car c’est ainsi que nous nous construisons en tant qu’humains.

« En chemins » au pluriel car ceux-ci sont nombreux, divers et variés. Les points de départ et d’arrivée, les modes de locomotion, les centres d’intérêts, les contraintes et privilèges, aussi. Ils sont tous justes. L’atelier se vit en mode « témoignage ». Personne n’a raison ni tort. Il n’y a que des points de vue. Œuvrons à nous enrichir mutuellement en découvrant les cartes du monde de chacun.e.

Quand ?
Un jeudi sur deux d’octobre 2023 à février 2024, une fois en après-midi, une fois en soirée

le 5 octobre de 14h à 18h : « Le temps de vivre »
– le 19 octobre
de 18h à 22h : « Avoir bon »
– le 2 novembre
de 14h à 18h : « Ancrage – les pieds dans la terre »
– le 16 novembre
de 18h à 21h-21h30 : « Dans les yeux de qui je me regarde – choisir des collectifs soutenants »
– le 7 décembre
de 14h à 18h : « Remercier nos soutiens »
– le 21 décembre
de 18h à 22h : « Regarder nos ombres »
– le 4 janvier
de 14h à 18h : « Partir ou rester ? »
– le 18 janvier
de 18h à 22h : « Les couleurs de nos vies – accueillir les diversités »
– le 1e février
de 14h à 18h : « Empathie et décentrement »
– le 15 février
de 18h à 22h : « Écoute le Vivant »
– le 29 février
de 14h à 18h : Bilan et célébration du cycle

Où ?  àLiège

Avec qui ?
Animé par Bernadette Leemans, écoconseillère, philosophe, écrivaine publique, slameuse, danseuse, masseuse, heyoka, maman, connectée à son intuition et à plus grand que soi.
Ouvert à toute personne qui a envie de cheminer sur ces thèmes en petit groupe convivial et bienveillant.

Comment ?
Inscription vivement souhaitée, même en dernière minute. C
haque séance est accessible séparément, il n’est pas nécessaire de participer au cycle entier. Prix libre. Une pause est prévue pour manger son pic-nic lors de la formule en soirée. On souhaite aussi que ce processus contribue à nourrir notre recherche sur les changements culturels et de rapport au monde.

D’autres questions ? Bernadette Leemans 0498 54 33 81 ou info @ lesfougeres.be

 

*** Vu le succès de ces ateliers, d’autres « ateliers philo » de ce type seront proposés par la suite. Si vous êtes intéressé.es, vous pouvez déjà manifester votre intérêt par mail. ***
(On s’entend, succès qualitatif plus que quantitatif : les participants adorent trouver un lieu où échanger sur ces sujets, cela ne veut pas dire que le groupe est conséquent…)

0. Préambule

Attention : Participer à ces ateliers peut avoir un impact sur votre vie, vos valeurs, vos sujets de discussions avec vos proches (qui pourraient ne pas apprécier…) ou avec des inconnu.es (qui pourraient beaucoup apprécier ??). Il n’est pas impossible que vous ayez ensuite envie de changer de job ou de déménager, de vous désencombrer ou d’investir du temps, de l’énergie et/ou de l’argent dans d’autres secteurs que jusqu’à présent. Peut-être même que vous allez rire plus souvent, faire des « folies », contaminer votre entourage, recevoir des félicitations, des compliments, des remerciements,…
L’asbl Les Fou(s-)gère(nt) aimerait assumer toute responsabilité pour la joie débordante envahissant votre vie jusque dans ses moindres recoins, mais c’est VOUS et bien vous qui êtes au commandes de votre vie !

TRÈS IMPORTANT : Vous êtes toujours libres de ne pas participer (sans déranger ceux qui participent), de détourner toutes ces consignes, de les malaxer pour les adapter à votre sauce.

Si vous souhaitez vous inspirer de ces animations, vous y êtes autorisé.es moyennant la licence CCBYSA, c’est-à-dire citer la source (Les Fougères asbl) et utiliser la licence CCBYSA qui interdit à toute personne de copier et vendre ce contenu.

Matériel :
– (recommandé) un carnet de bord qui vous accompagnera pendant les ateliers et aussi entre ceux-ci (idéalement d’un papier suffisamment épais et sans lignes, sauf si vous aimez écrire sur des lignes ou sur un papier quadrillé)
Si vous participez aux séances en présentiel, il vous sera offert lors de la première séance.
– (version minimaliste) du papier
– des vêtements confortables permettant de bouger et éventuellement de s’asseoir par terre
– Si vous vivez ce processus en dehors des séances en présentiel, prévoyez aussi des crayons, bics, marqueurs* de couleurs, des ciseaux, une latte, de vous installer confortablement, de quoi écouter de la musique.
* Pour les français de France, des crayons de papier, des crayons, des feutres 😉

Pensez à revenir lire ce préambule régulièrement, il sera sans doute complété au fil des séances 🙂

Bon voyage !!!

 

1. Le temps de vivre

« Réduire son temps de travail »
Parmi la dizaine de propositions du sondage de l’exposition « La Terre en héritage » du Préhistomuséum de Flémalle, seule  « réduire son temps de travail » a rencontré un vif succès.

Afin de vraiment bien illustrer cet atelier, je n’ai pas hésité à payer de ma personne. J’ai répondu positivement, sur un coup de tête, à l’invitation d’un ami de venir passer quelques jours chez lui, au bord d’un lac, à 7h de route vers le sud. A peine sortie de ma voiture hier fin d’après-midi, j’ai enfilé mon maillot et piqué une tête dans les eaux accueillantes et délicieusement rafraîchissantes.
(Je mens, si la température était agréable pour mon corps, y mettre la tête a été un supplice ! Zéro commentaire sur les 24°C, début octobre près de Lyon à 17h30.)

J’ai le privilège d’avoir un travail qui peut se faire de (presque) n’importe où. J’assume le handicap (séquelle d’une succession de burn out) de devoir me reposer 4 jours après 2 journées de travail intense ou d’avoir les neurones en pagaille jusque 16h si je les ai convoqués avant leur heure (qui est souvent de midi). Je bénis la formule de mi-temps médical qui me permet de combiner les besoins de mon corps et la joie de faire un travail que j’adore.

Alors, voilà, c’est installée au bord de ce lac que je vous invite à vous offrir ce temps de vivre, vous aussi. A votre sauce personnelle. Le rendez-vous de ce jeudi 5 octobre après-midi devient un rendez-vous avec vous-mêmes 🙂

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2 jours plus tard …
En mode «  faites ce que je dis, pas ce que je fais » …
L’ami chez qui je me suis évadée est un stakhanoviste du travail. Et comme j’avais super envie de vous proposer cet atelier pour le 5 octobre, date annoncée pour la version en présentiel, quand lui travaillait, j’étais sur mon ordinateur (au soleil dans le jardin quand-même) pour vous écrire le déroulé, puis préparer la newsletter, y compris les retours sur Cap 2033 et les infos de mes collègues. Je n’ai pas respecté mon corps, je n’ai pas respecté mon rythme, je n’ai pas entendu les signaux d’alerte. 7 heures de route mardi et presque 7 heures sur l’ordinateur jeudi, c’était beaucoup trop. Surtout avec si peu de pauses et en les reportant trop longtemps pour pouvoir aller d’abord jusqu’au bout d’une tâche. Comme d’habitude, j’ai besoin d’expérimenter l’excès de quelque chose pour pouvoir ensuite savourer son absence.

Prendre le temps de vivre …

Nous désintoxiquer de cette culture de l’hyperactivité… Identifier nos réflexes. Reconnaître comme les alcooliques « Moi, Bernadette, j’ai une addiction au travail ». Je suis victime de l’organisation sociétale et de la pression sociale. Il y a tellement à faire ! C’est tellement difficile de s’octroyer de vraies pauses. Et tellement souvent, on les paie en décalant juste des choses en amont et en aval qui deviennent tellement chargés et contraignant qu’on perd le bénéfice de la pause. J’ai zéro leçon à donner. J’ai beaucoup à apprendre de vos témoignages.

Se donner, s’autoriser le temps de vivre, c’est un chemin …

Seul.e, on n’y arrivera pas. Comment l’énergie d’un groupe peut-elle être soutenante dans un changement vers un mieux ? Comment identifier les sirènes de l’hyperactivité et les tourner en ridicule au lieu de nous laisser emprisonner dans leurs filets ?

Prendre ou se donner (le temps de vivre) ?

Dans notre langage quotidien, le mot « prendre » est utilisé à toutes les sauces (un photo, le train, une douche, rendez-vous, un café avec des amis, …) Dans ma croyance, les mots qu’on utilise créent des réalités. Ils envoient des vibrations dans l’Univers et peuvent être très puissants. Depuis quelques années, j’essaie de remplacer le plus possible le mot « prendre » par des synonymes. Je trouve qu’il est le reflet d’une société prédatrice, symbole de cette culture « enfant roi » où on considère la « nature » comme un gisement de ressources à notre service.

En écrivant les lignes précédentes, je me rends compte qu’il ne s’agit pas simplement de se donner le temps de vivre, mais qu’il faut le prendre et même plutôt l’arracher. C’est un acte révolutionnaire. Il implique un effort, une énergie considérable. Changer nos réflexes, sortir des ornières de nos routines, ça demande un pied de biche, c’est un arrachement. Seul.e, chacun.e dans notre coin, c’est mission impossible. Nous avons besoin d’être accompagnés, de recevoir le soutien d’un groupe ou au moins d’autres personnes qui nous encouragent à penser autrement. Le « TINA » (There is no alternative » de Margaret Thatcher est complètement obsolète. Les alternatives sont nombreuses, très diversifiées et très riches. Rien que l’accepter, découvrir celles-ci, oser croire qu’elles sont à notre portée à nous aussi, c’est déjà tout un chemin. La deuxième partie est de les implémenter dans nos quotidiens. J’ai envie de croire que la première est plus difficile que la deuxième. A tort ou à raison …

Comme le dit Hassina Semah, dans sa formation sur les dominations systémiques, changer les choses, cela demande un effort. Si cela ne coûte rien, c’est qu’on n’a rien mis en place. Car le statu quo (ou business as usuel) renforce le système mis en place. Sortir de la matrice, cela implique de s’en arracher. C’est un acte violent, révolutionnaire, difficile, coûteux, fatigant. Peut-être même dangereux ou, du moins, risqué. Car il met en péril le système, il menace le confort de toustes celleux qui n’ont pas la force de nous imiter et qui vont essayer de nous en empêcher, sinon leur système de croyance (et donc leur équilibre mental) sont menacés. Du moins, cela l’est pour les pionniers que nous sommes. Lorsque suffisamment d’entre nous auront ouvert la voie (et la voix ?), le chemin s’élargira pour les suivant.es. Gratitude et encouragements pour ces pionniers !

C’est douloureux aussi. Il faudra prévoir de prendre (sic) soin de nos blessures et de les réparer (voir chapitre sur les guérisons et les réparations). Le temps devient un ami. Cela ne se fait pas en un jour. Lorsqu’un enfant apprend à marcher, il tombe des milliers de fois. Nous aussi, nous tomberons, nous trébucherons. De nombreuses tentatives, expériences, apprentissages jalonneront le chemin. Voir chapitre concernant nos failles, échecs, erreurs et combien les rendre visibles est un super levier !

Remarque :
Se poser n’implique pas toujours ne rien faire. Cela peut consister en une balade, du jardinage, faire des choses qu’on aime et reporte trop souvent, organiser mieux son chez soi pour s’y sentir mieux, ou même simplement dormir plus longtemps.

Télécharger l’invitation en pdf : Humains_en_chemins – 1 Le_temps_de_vivre

Vous pouvez nous envoyer vos témoignages par mail à l’adresse info @ lesfougeres.be. Ils seront anonymisés avant d’être partagés (avec votre accord). MERCI !

 

2. Avoir bon

Compte rendu de l’atelier : prochainement disponible …

 

3. Ancrage – Les pieds dans la terre

« A la Sainte Catherine*, tout bois prend racine« 
Et si ce dicton populaire ne nous parlait pas seulement de jardinage ? 

En ce début novembre, les chrétiens fêtent la Toussaint, la fête de tous les saints et l’occasion d’honorer nos morts. Cela correspond à la fête celte de Samain, le nouvel an celte. Il tombe juste entre l’équinoxe d’automne et le solstice d’hiver**. Dans de très nombreuses traditions païennes, on considère que c’est le moment où le voile entre le monde des vivants et celui des morts (ou des esprits ou des énergies subtiles) est le plus fin. Elles invitent (entre autres) à nous reconnecter à nos ancêtres, au passé, à nos racines.

Humains en chemins…

Après avoir décidé de nous offrir un temps pour cheminer, après avoir posé que cela se ferait dans la joie, cette 3e séance est consacrée à nos ancrages. D’où est-ce que je viens ? Quelles sont mes valeurs ? De quel sol suis-je issu.e ? D’où est-ce que je démarre ? Il s’agit aussi d’affermir mes ancrages pour pouvoir affronter les tempêtes sereinement, dans la confiance de qui je suis. Rassembler nos provisions, vérifier les fondations et les volets de nos maisons pour être prêt.es à traverser la froidure de l’hiver.

Tout un programme, me direz-vous ! Rassurez-vous ! On n’en fera pas le tour en 4 heures 🙂 Selon les élans des personnes présentes, la balance penchera plutôt d’un côté ou d’un autre. Le chemin commence avant l’atelier et se poursuit … tout au long de la vie 😛

 

* La Sainte Catherine est le 25 novembre. C’est la date recommandée pour planter des arbres.

** Comme tombent juste entre les solstices/équinoxes les fêtes d’Imbolc le 2 février (la Chandeleur), de Beltaine (1e mai), de Lugnasad début août (+/- l’Assomption le 15 août). Les premiers chrétiens ont « christianisé » les fêtes païennes qui célébraient les rythmes des saisons depuis des millénaires.

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Détails du jour :

La séance aura lieu dans les bois du côté de Spa. Au programme :

  • une balade dans les feuilles mortes
  • poser des pierres comme arbre généalogique
  • se connecter à nos ancêtres, puis remonter symboliquement jusqu’aux premiers humains, puis animaux, végétaux, bactéries, jusqu’à l’origine de la Terre
  • dire d’où on vient géographiquement, puis sociologiquement, historiquement (en lien avec qui étaient nos aïeux), etc
  • retour au chaud
  • identifier les privilèges que notre histoire nous donne
  • poser nos valeurs sous forme d’un mind map
  • écrire ce qui nous met en mouvement au départ de nos profondeurs
  • etc – à ajuster selon les énergies du moment et la météo qui annonce des vents importants.

Les inscriptions sont encore possibles par téléphone (0498 54 33 81). Vous pouvez aussi bien sûr vivre ces invitations à votre rythme, chez vous. Si c’est le cas, un petit retour sur vos impressions nous ferait le plus grand plaisir ! Bel ancrage !

 

 

 

4. Dans les yeux de qui je me regarde – choisir des collectifs soutenants

Nous sommes des animaux grégaires. Nous ne pouvons survivre seul.e. S’inscrire dans un groupe, y être accepté nous oblige à respecter des codes. Cela a une influence sur nos comportements et sur nos croyances profondes. Certains comportements sont valorisés par certaines personnes et collectifs, et pas dans d’autres groupes. Lorsque nos valeurs évoluent, il importe de trouver des collectifs qui partagent notre nouvelle façon de voir et de vivre, car nos anciens collectifs peuvent nous tirer en arrière.

En cette période de plongée vers le froid et le manque de lumière, on aime se sentir soutenu.e. Quelles sont les personnes et les éléments qui sont soutenants dans nos vies ? Comment encore mieux nous nourrir de ces soutiens ?

Horaire : 18h à 21h-21h30 (L’horaire prévu était jusque 22h. On finira plus tôt sur demande des participant.es)

De la soupe et du pain sont prévus sur place. Si besoin de plus, prenez votre picnic. On fera une pause pour casser la croûte.

5. Remercier nos soutiens

A l’approche du Solstice d’Hiver, les jours raccourcissent, l’obsurité augmente. Les médias nous abreuvent d’une actualité bien sombre, elle aussi. Comment cela nous impacte-t-il ?

Dans nos contrées, beaucoup d’animaux hibernent ou ralentissent leurs activités. Et nous ? Est-ce qu’on se donne le droit de ralentir, de cocooner, de nous tourner vers notre intériorité, de prendre soin de nous ?

Décembre, c’est aussi le mois des cadeaux, de la gratitude.

Une sagesse ancestrale amérindienne, transmise sous le nom des « Treize mères originelles »*, célèbre en décembre la gratitude pour chacune des expériences de notre vie. Elle nous invite à être reconnaissant.es pour les défis auxquels nous sommes confrontés, car ce sont eux qui nous construisent. Elle met en avant l’importance de réserver du temps pour célébrer les dons de notre vie, car cela crée de l’espace pour accueillir l’abondance future. Elle nous encourage à développer nos talents pour donner le meilleur de nous-mêmes, à reconnaitre les oeuvres des autres et ainsi activer les cycles donner-recevoir. Changer de regard permet de découvrir que la négativité et les peurs attirent des leçons de vie difficiles, alors que voir l’abondance et exprimer nos gratitudes appellent de nouvelles expériences joyeuses.

Et si nous mettions à profit ces temps obscurs pour chercher autour de nous quelles sont les petites choses, simples ou complexes, banales ou extraordinaires, qui sont juste magnifiques ?

Et si nous remercions chaleureusement, sincèrement, les yeux dans les yeux, toutes les personnes qui contribuent, à leur échelle, à rendre nos vies si belles ? Et si nous étions (encore) plus attentif.ves à semer des paroles de gratitude pour tous ces petits « riens » du quotidien ? Pour les cadeaux plus conséquents, on pourrait imaginer des remerciements originaux : en poèmes ou chansons, en dessins ou collages, par mail ou courrier postal, ou toute autre forme.

Certain.es d’entre vous auraient peut-être envie de répondre « Mais ma vie à moi, elle est pourrie ! » En êtes-vous bien sûr.e ? Parmi toutes ces choses pénibles, ne peut-on pas remarquer des sourires, des mains tendues, passages cédés, portes tenues, petits services non demandés, etc ?

Et si nous étions (encore) plus attentif.ves à, nous aussi, offrir ces petites attentions autour de nous ? Et à regarder ce que cela change dans les relations, en l’autre, en nous … 

Et si on exprimait à haute voix nos remerciements pour ce qu’on prend pour acquis : l’oxygène produit par les plantes, la lumière du soleil, l’eau indispensable à nos vies, la nourriture (arrivée jusqu’à nous grâce au travail de tant de personnes), le piquant du vent qui nous fait nous sentir si vivant.es, avoir un toit solide sur nos têtes, pouvoir nous déplacer (grâce au pétrole), pouvoir voyager sans visa, l’électricité sur un simple clic, … et aussi, quand on y pense, les milliards de bactéries de nos intestins qui nous permettent de digérer, etc etc

Lorsque tout va mal au dehors, lorsque les nuits sont longues et sombres, il y a toujours dans nos vies ces dizaines de petites choses magnifiques, comme une myriade de petites bougies dans l’obscurité. Au grand jour, on n’y prête pas attention. Ce sont les ténèbres qui mettent en évidence ces lueurs et les rendent précieuses.

Ceci est une des composantes de la 7e grande catégorie de leviers vers une société qui soutient la vie et le vivant.

Si vous souhaitez allumer symboliquement une vraie bougie, vous pouvez choisir de vous fournir chez Amnesty International et peut-être en mettre une à votre fenêtre le 10 décembre, journée internationale des droits humains.

 

6. Regarder nos ombres

Le Solstice est l’occasion de plonger à la rencontre de nos ombres, de les découvrir, les apprivoiser, adoucir leur présence. Nos ombres, c’est nos défauts, nos blessures, nos souffrances, nos colères, peurs, sentiments d’impuissance, nos regrets, remords, … Si on les met juste sous le tapis, elles macèrent et le couvercle de la cocotte-minute risque de sauter à des moments vraiment pas adéquats …

Comme cet exercice est difficile, il a été préparé par les séances précédentes, notamment l’ancrage dans la gratitude.

7. Partir ou rester

Les chemins très fréquentés finissent par se creuser d’ornières dont il est difficile de s’échapper. Est-ce que je reste dans les rails, dans les clous ? Est-ce que je sors du cadre ? Où trouver le courage de changer de mode de fonctionnement ? Quels déclics ? Quels leviers ?

La période des bonnes résolutions est arrivée. Alors, on concrétise nos rêves ou ils restent au stade de plans fumeux ?

8. Les Couleurs de nos vies – Accueillir les diversités

Le mot « inclusion » est très à la mode. Notre recherche indique que c’est un leurre complet, tant qu’on n’a pas été aux racines du problème. Notre société est basée sur de multiples dominations, lesquelles oppriment diverses catégories de personnes et bénéficient à quelques oligarques. En prendre conscience est le premier pas nécessaire pour pouvoir déconstruire les mécanismes du système.

 9. Empathie et décentrement

10. Écoute le Vivant

 

Bilan et célébration du cycle